Floriane Stauffer Obrecht

 

 

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Rapport Epidémiologique Accouchement à domicile France 2018

15/09/2019

Rapport Epidémiologique Accouchement à domicile France 2018

Vous trouverez sur le site de l'APAAD le rapport épidémiologique 2018 sur l'accouchement à domicile en France.

Je suis fère d'avoir participé à se travail et surtout fière des résultats qui démontrent le sérieux de mes collègues et la qualité des accompagnements que nous proposons !

 

Le rapport est à télécharger ICI

 

En résumé :


La mortalité maternelle est nulle et la morbidité moindre qu’en population générale :

- Le taux d’hémorragie du post-partum sévère de 0,55%, soit 3,5 fois moins qu’en population générale.

- Le taux d’épisiotomie est de 0,3%, soit 67 fois moins qu’en population générale

- 65,6% des femmes ayant accouché à domicile ont un périnée intact à l’issue de la naissance ; soit plus de 2 fois plus ; et dans 11,1% des cas seulement, une suture périnéale a été nécessaire.   


Tous les enfants sont nés vivants. La morbidité néonatale est elle aussi moindre qu’en population générale :
 

- 100% des enfants avaient un score d’Apgar d’au moins 7 à 5 minutes de vie

- Moins de 1% ont nécessité une réanimation néonatale et pour ces cas, leur état a été stabilisé par la sagefemme en attente des secours ; soit 6 fois moins qu’en population générale.

- 97,8% des enfants sont allaités exclusivement ; soit près du double qu’en population générale.
 
Les taux de transfert sont semblables aux autres pays industrialisés :

- 10,5% des femmes ont été transférées en per-partum pour pathologie ou suspicion de pathologie du travail 

- Seul 1,14% des cas était potentiellement urgents 

- 0,7% des enfants ont été transférés en post-partum immédiat et 2,6% des femmes
 
La sécurité et la bonne santé de la mère et de l’enfant sont donc assurées par la présence et les pratiques de la sage-femme formée à la pratique des AAD.
 
Portant sur plus de 1000 naissances programmées et accompagnées sur cette année, par des professionnelles, les résultats annoncés permettent d’affirmer la légitimé de cette offre.

Le Collectif est la plus sûre façon de trouver notre façon singulière d'être mère

17/08/2019

Le Collectif est la plus sûre façon de trouver notre façon singulière d'être mère

 

 

Nous entendons souvent que ce sont nos enfants (et surtout le 1er) qui nous apprennent à être mère.

 

Nous oublions un peu vite que pour qu'ils nous l'apprennent il faut que nous les écoutions et même si les choses changent nous sommes plutôt dans une société où l'on se fie plus aux experts qu'à nos ressenties.

L'isolement des familles et le repli sur la famille nucléaire fait que les générations de femmes actuelles n'ont que très peu vu le maternage pour la plupart. Au mieux elles auront vu un frère ou une sœur dont leur mère s'occupait, ce qui ne permet pas souvent d'avoir intégrer les gestes et le comportement ''normal'' d'un bébé. Leur mère elle même faisaient souvent déjà parti des générations "familles nucléaires" et ont manqués de transmissions.

 

Les diktats eux par contre sont bien intégrés tant ils circulent de toutes part : ''ne cèdes pas à ses pleurs'' ''ton bébé doit faire ses nuits à 3 mois'' ''tu dois être en forme et prête à retravailler 2.5mois après ton accouchement'' ''tu dois allaiter mais pas trop'' ''tu ne dois jamais t'endormir avec lui, ne pas trop le porter mais par contre faut pas le traumatiser en le laissant pleurer''... Pour s'y retrouver les ''groupes de mères'' sont d'excellents moyens d'autodétermination.


 

Comment j'ai expérimenter les bénéfices pour une mère du collectif

 

La 1er année avec un nouvel enfant est sûrement la plus intense. Je me souviens à quel point j'aimais les moments entre femmes quand j'ai eu mon fils. et d'autant plus une fois que j'ai eu appris à utiliser le mode "grillage" : écouter ce qui faisait écho, laisser passer ce qui ne me convenait pas... parfois y revenir plus tard, parfois non.


Je me rappelle particulièrement d'un goûter d’Halloween chez une collègue. Ma 1er sortie seule de jeune maman, bébé de quelques semaines dans l'écharpe... Bouffée d'air mais aussi gros stress : les autres allaient voir qu'il tétait tout le temps et que j'étais pas foutu de le faire dormir dans un lit !

Une des collègues était là avec son 3eme bébé... Et elle l'a mis en écharpe toute la journée et elle lui a donné je ne sais combien de tétées, et c'était tout à fait naturel et normal pour elle...

 

Je l'avais ma bouffée d'oxygène, une femme venait sans aucun mot de valider, du haut de ses 3 maternités que je ''pouvais'' ainsi moi aussi, que je pouvais faire comme je le sentais moi.

 

C'est là que j'ai compris l'intérêt des groupes de mères et que j'en ai cherché autour de moi. Les seules trouvés étaient ceux de mères allaitantes. Comme j'allaitais pas de soucis mais quand j'ai eu mon cabinet j'ai voulu des groupes pour TOUTES les mères.


 

Sortir de l'isolement, Oser le collectif

 

Qu'elles soient allaitantes ou pas, qu'elles aient une folle envie de retravailler ou prennent un congé, que leur couple soit au top ou en mauvaise passe, que leur-e partenaire soit au top ou aux abonné(e)s absent(e)s... Toutes les femmes ont a s'apporter les unes aux autres. Je dirais même qu'il est important de pouvoir voir et entendre une multitude de façons d'être mère et d'être femmes. Ça donne de la perspective, ça ouvre de nouveaux horizons, c'est rafraîchissant et joyeux ce brassage.

 

C'est aussi magique d'observer comme lorsque l'on se met en cercle, sans rien avoir prémédité se retrouve face a face des femmes qui se font écho ! La beauté du processus de cercle et des interactions humaines sans nul doute.


 

La sororité maternelle

 

Souvent, comme je l'ai vécu moi même, vous arrivez au ''the, causette et poussettes'' que nous organisons chez femin'etre, avec plein de questions et à la fin, sans même avoir posé vos questions, simplement d'avoir entendu les échanges, d'avoir VU les autres materner leurs bébés, vos questions se sont évanouies ou ont trouvé réponse.

 

Dans le groupe pas ''d'experts'' ni d'injonctions on prend ce qu'on sent juste pour notre duo maman-bebe et on laisse le reste de côté.

 

L'aide de mère à mère, par l'écoute qu'elle offre, encourage à décider soi-même de ce qui est le mieux pour nous et notre bébé. Et même lorsqu'elle ne permet  pas de trouver de solution immédiate elle apporte réconfort, empathie et confiance en soi.

 

vous pouvez trouver des cercles auprès de la leche league ou info allaitement si vous allaitez, auprès d'une doula, dans certaines PMI ou cabinet de sage-femmes...

 


 


 


 


Au coeur de la tente... au coeur de soi

12/08/2019

Au coeur de la tente... au coeur de soi

J'ai découvert les tentes rouges en 2017 dans des conditions, je m'en rend compte en l'écrivant, exceptionnelles. La vie m'a fait beaucoup de cadeaux dont celui de me faire inviter au YoniFest au Quebec en 2017.

Nous étions avec mon fils et mon mari dans ce grand rassemblement dont rien que le nom est un programme : YONI FEST !


Les intervenantes étaient admirables, l'ambiance incroyablement sauvage et authentique et parmi les activités proposées des tentes rouges.

 

Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en arrivant là, un marabout blanc en plastique sous une pluie battante, plusieurs inconnue faisant la queue... qu'allais je y trouver? est ce que ce serait totalement barré? fait de femmes éthérées qui allait me faire faire n'importe quoi ? Et oui comme beaucoup j'ai connu cette méfiance vis à vis de ces "trucs de bonnes femmes" ;-)


Et puis Isabelle Chalut nous a fait entrer. Sous la marabout, une superbe tente de draps rouges, dans lanternes, des coussins moelleux, un élixir de rose de damas, des bougies, des plaides bien chauds, des tisanes réconfortantes... Déjà tous mes sens étaient honorés et exaltés, "l'effet tente rouge" avait commencé.

Isabelle Chalut est une femme dont la seule présence agit sur nous, une femme aux longs cheveux gris, un archétype vivant (oui peut etre je suis un peu trop en mode FAN là 😅).

 

Nous avons pris un temps où le rituel de la tente a été présenté, les choses étaient claire, la femme qui allait tenir l'espace aussi, ma vigilance pouvait retomber et mon cœur s'ouvrir.

 

Elle nous a inviter à descendre à l'intérieur de nous de façon très simple et le tout de parole à débuter. L'objet de parole allait circuler de l'une à l'autre, dans le sens de la lune (notre astre mère c'est évident qu'il serait présent), chacune le même temps, chacune devant parler en JE et de SOI, interdiction de reprendre une des femmes ou de commenter juste laisser infuser en nous son témoignage.

 

Et ce fut tellement bon, j'étais à l'étranger avec des femmes d'une toute autre culture, avec des femmes aux vies différentes ou semblables à la mienne et pourtant tous les témoignages venaient activer, revisiter une part de moi ou de mon histoire, venait me toucher et m'aider à voir des choses jamais vu ni en thérapie ni ailleurs... La puissance du cercle de femme et de la sororité en action.

 

A cette période de ma vie je traversais une épreuve très difficile et je crois que cette tente a était un des déclencheurs de mon chemin de guérison.

 

Rentrée en France je voulais pourvoir en retrouver et aujourd'hui c'est moi qui me retrouve à en faciliter. La vie faisant bien les choses elle ne s'est pas contentée de m'envoyer au YONIFEST, les 2 années qui ont suivi ont été une succion de hasards heureux me conduisant à rencontrer des femmes medecine et à vivre des initiations fortes et transformatrices... certaines par des chemins tres conventionnels de formation continu et d'autres par des expériences spirituels ou sacré au sens large... au sens qu'il vous fait mettre en lien avec le mystère de la vie et ce qui ne peut se mesurer, s'objectiver...

 

Mais après tout, ne suis je pas sage-femme ? mon métier lui même était déjà le terreau de cette transformation, et d'autant plus lorsque je me suis libéré du patriarcat et du paradigme du risque et de la peur... enfin ça ce sera pour un autre post.

RDV à la prochaine tente rouge j'éspère, ou à la suivante... enfin celle qui sera le bonne pour vous.

Les petites filles du féminisme et leurs seins

07/08/2019

Les petites filles du féminisme et leurs seins

"Vous avez obtenu le beurre ?! Nous voulons l’argent du beurre !"

Les petites filles du féminisme et leurs seins

 

Du 1er au 07 aout (1) se déroule la Semaine Mondiale de l’allaitement maternel (SMAM). Cet année le thème retenu est « Autonomiser les parents, faciliter l’allaitement ».


Avec 2 de mes sujets de prédilection réunis je ne peux résister à partager quelques réflexions sur la SMAM de cette année. L’allaitement serait une source d’autonomisation ? de gain de confiance ?


  •        Pourtant chaque semaine ma binôme et moi visitons de jeunes accouchées fragilisées, doutant d’elles-mêmes, persuadées être incapables et mauvaises mères.

"Je te jures, ils m’ont pressé les seins et ils m’ont prouvé que je n’avais pas de lait " me dit-elle les seins engorgé jusqu’aux amygdales !

"Ils m’ont expliqué que je mettais mon bébé en danger et ne pourrais pas sortir si je ne donnais pas des compléments. A 2 jours il avait perdu 6% de son poids c’était trop dangereux, et dire que pour mon plaisir je l’ai mis en danger… " pleure-t-elle son bébé dans les bras, +150g en 24h sur la balance ! (2)

"A la visite de reprise de travail, le médecin a voulu me presser les tétons pour vérifier que j'avais encore du lait quand j'ai demandé les aménagements légaux pour l'allaitement maternel..."

Si le débat s’est largement ouvert sur les violences obstétricales, nous pouvons ici voir comment celles-ci vont se prolonger en post-partum : domination par la peur, intrusion physique, dévalorisation

  •        Chaque jour nous accompagnons des femmes fatiguées et soumises aux diktats de la société : tout gérer seule, vivre selon le temps sociétal (lever 9h max, repas à 12h et 19h, sortir l’après-midi ou recevoir…) au lieu de les laisser plonger quelques semaines dans le temps biologique (écouter son corps et ses besoins), retrouver rapidement une bonne libido, redevenir productive et aller au travail à 2,5mois… Biensûre si elles allaitent ce sera la faute de l’allaitement, cet acte aliénant ! Cela est bien plus confortable et facile que de repenser en profondeur ce moment de la vie des femmes et des couples qu’est le 4ème trimestre de l’enfantement et de faire des choix sociétaux audacieux.
  •        Chaque mois nous rencontrons des femmes blessées par « l’échec » d’un premier allaitement (souvent du fait des problématiques des 2 précédents tableaux) et l’envie de « réussir » le prochain mais dont l’estime de soi et la confiance a été mise à mal.


Nous voyons à quel point l’allaitement, s’il est naturel, est aussi culturel. A quel point l’allaitement dans une société dont ce n’est pas/plus la culture est mis à mal là où les « sociétés savantes » le recommande. 


 


Les femmes des années 70 ont brûlé leurs soutien-gorges, nous voudrions les tacher de lait ?!


Vu ces éléments, nous pourrions comme les féministes égalitaires nous contenter de reléguer l’allaitement au rang des contrainte biologique asservissante. Nous pourrions, nous femmes du nouveau millénaire, prendre des inhibiteurs de la lactation et acheter des préparations pour nourrisson. Et pour celle qui font ce choix c'est qu'en France nous ayons accès à cela de manière sécuritaire pour nos bébés et facile pour nous.

Oui, mais si nous sommes les petites filles des dites féministes égalitaires, nous sommes aussi les filles d’un autre temps et une large proportion d'entre nous souhaitent pouvoir vivre leurs activités reproductives de façon épanouissante autant que leurs activités productives.


Merci Mamie (ou maman) de nous avoir permis de faire des études, travailler, décider si et quand faire nos bébés mais nous voulons aussi pouvoir décider comment les faire et les materner, pouvoir le faire en restant chez nous ou en travaillant, sans passer d’un diktat à l’autre. Et rassurez-vous mamie et maman ce n’est pas un retour en arrière, loin de nous l’idée de revenir en 1900, on garde les acquis et on continue à les défendre c’est promis.


D’ailleurs promis aussi nous ne remettrons pas les soutien-gorge que vous avez brûlé, les armatures ce n’est pas bon quand on allaite !


Vous avez obtenu le beurre, nous voulons désormais l’argent du beurre… et pourquoi pas le sourire de la crémière en prime ! Mais pour cela nous avons besoin de soutien, nous avons besoin que le féminisme défende le féminin dans tous ses aspects.

Et l’allaitement, quand il est facilité, est un levier féministe qui amène les femmes à l’empowerment et leurs amoureu-se-x dans leur sillage, qu’on se le dise.

 


L'allaitement en autonomie et facilité serait vecteur d'empowerment ?


En parallèle des situations vues plus haut, ma binôme et moi accompagnons surtout des femmes dès le début de leur grossesse dans une approche salutogènique (3) et autonome. Elle nous montre un tout autre visage de l’allaitement.


Ces femmes ; lorsqu’elles font le choix de l’allaitement, sont informées de manière éclairée et loyale et sont soutenues (4) ; peuvent vivre une expérience épanouissante qui leur donne confiance en elle et leur permet d’accéder à l’autonomie. L’allaitement devient alors une expérience initiatique positive et valorisante qui pourra être modélisante pour d’autres champs de leur vie privée ou professionnel. Certaines font une « pause » dans leur vie professionnelle pour le vivre et d’autres retournent travailler. Certaines sont patronnes ou s’installent en libérale tout en allaitant. La confiance gagner dans leur vécut de femme, que ce soit lors d’un accouchement vécu en puissance et en confiance, ou/et dans un allaitement vécu aussi ainsi, apporte une expérience psycho-corporelle dont la portée est bien plus grande que tout grand discours puisque directement inscrite dans nos cellules.

 

 

Et concrètement comment on facilite ?


Attention, quand je parles de notre travail au cabinet, je tiens à préciser que nous n’avons que peu de responsabilité dans leur autonomisation. C’est elles, les femmes, qui font le travail et aurait pu le faire sans nous. Nous nous contentons de faire notre métier et d’être une des parties de leur matrice de soutien. Nous ne sommes là que pour les guider si et selon leurs besoins vers l’autonomie en appliquant les recommandations de l'OMS en faveur de l'allaitement. Comme le rappelle le thème de la SMAM, nous sommes des « facilitatrices ». Nous accompagnons d’ailleurs des femmes qui ont fait ce chemin d’autonomisation sans nous, là n’était pas le propos.


Ce qui me semble important c’est le fait que l’allaitement ai été FACILITE pour la mère : préparation, accompagnement, MISE EN LIEN avec d’autres mères et associations, soutien, CONFIANCE en ces femmes et leurs bébés validant leur choix et leur façon de faire si elles en avaient besoin, travail sur les croyances limitantes, informations sur les droits des femmes allaitantes notamment dans le cadre du travail… mais aussi préparation et accompagnement du père/la partenaire pour encourager la responsabilité partagée pour ce qui est des soins aux enfants sur un pied d'égalité ; voir de la famille , la future nourrice…

 

L'OMS entre autre à élaborer une série d'infographies sur les manière de faciliter l'allaitement à tous les niveaux.

 

Cette année, l'OMS s'associe à l'UNICEF pour une campagne revendiquant notamment :

  • d'instaurer un congé de maternité rémunéré d'une durée minimale de 18 semaines et un congé de paternité rémunéré
  • de permettre l'accès à un lieu de travail adapté aux parents pour protéger et soutenir leur capacité de continuer à allaiter à leur retour au travail en leur accordant des pauses pour allaiter, un espace sûr, privé et où les normes d’hygiène sont respectées pour tirer et conserver le lait. La loi le prévoit déjà mais son application est limitée.

 

 

De façon plus générale nous pouvons dire de l’allaitement transmis dans une idée d'autonomisation des familles que :

  •        Il rend la femme autonome vis-à-vis du système marchand (gratuit, sans matériel et toujours prêt) et la sort de son rôle de « consommatrice ».
  •       Il donne un sentiment de confiance en ses capacités, de force, de puissance pour celle qui s’émerveille ; et il y a de quoi ; de réussir à faire grandir un bébé humain avec le lait qu’elle produit
  •       Il émancipe les femmes des « experts »
  •       Il libère la femme d’une vision du corps objet/sexuel et notamment les seins
  •       Il pousse les femmes à s’interroger sur leurs conditions de travail, leur place dans l’entreprise et la société, à se faire respecter
  •       Il encourage la solidarité et la collaboration entre les femmes

 

Pour conclure interrogeons-nous. Comme toutes grandes étapes de nos vies, la façon dont nous allons vivre le maternage de nos bébés sera initiatique. Que choisirons nous qu’elle initie cette étape :

  •        La pensée que nos corps de femmes sont défaillants, limitants, contraignants, qu’ils nécessitent l’aide d’expert pour les vivre « à peu près » correctement ou de la médicalisation pour shunter « l’épreuve »

OU

  •        La pensée que nos corps de femme sont puissants et fiables pour peu que nous les connaissions et les comprenions et que ceux-ci sont compatibles avec une vie sociale et professionnelle choisie et épanouie ?


La façon dont les professionnels et l’entourage vont « faciliter » l’allaitement sera donc déterminant sur le rapport à son corps et son estime d’elle-même que gardera la femme.


Il s’agit ici de faciliter l’allaitement mais aussi de le faciliter réellement, dans la confiance et l’empowerment et non selon des règles qui tiennent plus à des croyances qu’à des faits avérés ou avec un lot de violences obstétricales puis sociétales en prime.


Si allaiter est un choix compatible avec le féminisme, l’accompagner l’est également. Permettre aux femmes qui le souhaitent, d’allaiter autant de temps qu’elles le veulent, où et comme elles le veulent permet leur autonomisation et la création d’un sentiment de confiance.

 

(1)   

 

(1)     (1) En France l’événement se déroule du 1er au 7 octobre

(2)   (2) Le seuil de perte de poids nécessitant intervention est de 10% du poids de naissance. Apres une stabilisation du poids vers J3, la pris de poids est en moyenne de 20-30g/j le 1er mois.

(3)    (3) La salutogénèse est une approche consistant a aider l’individu à contacter et activer ses forces et ses atouts pour se maintenir en santé plutôt que de rechercher les pathologies et éviter les facteurs de risques.

         (4) faut-il rappeler qu’elles peuvent choisir de biberonner ?)

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